
Egypte vs Côte-D’Ivoire
L’attaquant ivoirien Eric Bailly, s’avance pour tirer son pénalty. Il a l’air un peu gauche, comme un oiseau mazouté, ou un goéland fatigué, beaucoup trop près du ballon au moment de tirer, donc pas de puissance de tir. Le ballon faiblement frappé n’échappe pas au gardien égyptien Gabaski qui vient de rentrer en fin de match, en remplacement de El Shenawy le gardien titulaire blessé. Abou Gabal (Gabaski), avec la fraîcheur d’un nouvel entrant, bondit sur le ballon hésitant et emporte dans son saut les espoirs de la Côte d’Ivoire. Le Pharaon Mohamed Salah peut exulter, après son tir victorieux. Il maintient pour l’instant le rêve d’un empire égyptien sur la CAN.
Gardiens du temple et but en or
Pourtant le match s’était bien déroulé, dans une alternance répétée d’espoirs et de sueurs froides, suivant la fréquence des bonnes occasions. La défense des Eléphants confirmait sa bonne tenue dans la CAN. Entre les survivants égyptiens et les ambitieux Eléphants de la Côte d’Ivoire, le match opposait deux forces bien équilibrées et habituées du podium de la CAN. Comme dans les duels de Western, une erreur de tir pouvait faire la décision entre le survivant et le perdant. Même si les Egyptiens avaient un léger avantage dans la conduite de balle au milieu du terrain, les attaquants ivoiriens ont davantage sollicité le gardien égyptien El Shenawy, qui sortira d’ailleurs à la fin de la partie réglementaire, sur crampes et blessure. Il faut signaler les performances des « gardiens du temple », pour reprendre un titre du romancier sénégalais Cheikh Hamidou Kane. Badra Ali Sangaré, côté ivoirien et Abou Gabal (Gabaski) côté égyptien ont gardé leur but intact, pendant les 90 minutes du temps réglementaire, plus les 30 minutes de prolongation. Seuls l’aléa des pénaltys permettait de désigner le vainqueur.
Auteur : Rafael LUCAS KDMédia
