
Un jeu de ballon prisonnier
C’est la « locura », la folie à Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale. Son gardien Jesus Owono vient d’envoyer le Nzalang (l’Eclair) au septième ciel de la qualification pour les quarts de finale. Le dernier match des qualifications pour les quarts de finales n’avait rien d’exultant ni d’enthousiasmant. Le journal l’Equipe parle d’un match « triste et cadenassé ». Les deux équipes contractées ou paralysées par l’enjeu (qualification ou élimination) ont plutôt tenté de conserver le ballon au maximum, pour ne pas donner des occasions à l’adversaire. Elles ont procédé par quelques raids épisodiques dans le camp adverse, cherchant un K.O. qui n’a pas eu lieu. Ce jeu de congélation du ballon n’a rien donné au score. Pour RFI (Radio France Internationale), « le Mali a été piégé par la Guinée Equatoriale ».
Surprenante Guinée Equatoriale
Dans cette phase de matchs à élimination directe, le rôle des pénaltys, et donc des gardiens de but, devient déterminant. Les irrespirables séances de tir aux buts se jouent sur un détail de placement, un gardien qui part « du bon côté », un tir pas assez appuyé… Ce petit jeu a plutôt favorisé la surprenante Guinée Equatoriale, qui va tenter de décrocher pour la deuxième fois une place en demi-finales pour sa troisième participation à la CAN. Les Aigles du Mali, après une bonne prestation (un seul but encaissé dans la compétition) quitte ce championnat africain sans avoir démérité. La Guinée Equatoriale retrouvera les Lions de la Teranga sénégalaise le dimanche 30 janvier à 20 h. Ce sera une autre histoire.
Auteur : Rafael LUCAS – KDMédia
