
L’entrepreneuriat engagé, ancré dans l’économie solidaire : c’est la vision que porte Prisca Traoré à travers son activité. Nous l’avons rencontrée au premier étage de l’Hôtel Regency, à l’occasion de la deuxième édition du SIIMEA (Salon de l’Investissement, de l’Immobilier et des Énergies pour l’Afrique)
Payer de façon équitable pour faire vivre dignement
Les tenues que je vends sont confectionnées par des artisanes bobos avec qui je travaille directement sans intermédiaires. Je les leur achète à un prix équitable, supérieur aux tarifs habituels. Une façon pour moi de valoriser la qualité de leur travail et leurs techniques de teinture et aussi afin qu’elles vivent dignement de ce coton du Burkina Faso.

Entretenir l’esprit entrepreneurial de nos mamans africaines
Même si je suis encore relativement nouvelle dans ce commerce, je suis engagée pour faire émerger cette richesse culturelle ainsi que l’esprit entrepreneurial de nos mamans restées au Burkina Faso. Que ce soit à l’international ou ici, notamment à l’hôtel Regency, je les représente, par mes participations aux salons, étant donné qu’elles n’ont pas la possibilité de se déplacer. Ce coton est cultivé et transformé localement, grâce au savoir-faire de nos mamans africaines.
Rester fidèle à ses racines
Pour moi, être une femme africaine, c’est avant tout rester fidèle à ses racines : porter ses cheveux naturels, valoriser les tenues traditionnelles et assumer pleinement son teint naturel. Il est essentiel de le dire avec force : les femmes africaine doivent pouvoir préserver et revendiquer leur beauté naturelle. C’est un engagement que je porte personnellement. J’incarne cette identité à travers ma tenue, mon teint et ma chevelure. C’est, à mes yeux, cela être une femme africaine.

Moussa Diop
