Figures montantes du milieu artistique bordelais, deux artistes sénégalais peignent depuis quelques années des tableaux perchés entre l’abstrait et le figuratif. Et si les deux artistes ont quelque chose en commun : artistes plasticiens, leur trajectoire professionnelle et leurs techniques se différencient.
Daro Diagne, enseignante d’art plastique au Sénégal, travaille sur la souffrance et la sollicitude des personnes. Ça ne s’arrête pas là car elle a aussi comme mission de vulgariser les techniques de peinture à base de noix de cola, de coque d’arachide, de charbon, de farine, du vin, du bissap…héritées de l’artiste sénégalais, Ousseynou Sarr, mort de l’emphysème pulmonaire. Quant à Faty sakho, il hérite du savoir-faire de sa grand-mère qu’il observait lorsqu’elle confectionnait ses Batiques. C’est de là que sa vocation est née. Sa matière de prédilection : le béton armé, symbole de la résistance, de combat et de longévité. « Kaddu » sénégalais de Bordeaux est allé recueillir leurs propos.
