Samedi 11 janvier 2019, La Mac (Maison des Activités culturelles), située sur le campus universitaire, abritait la 5ème journée culturelle de l’Association des étudiants et ressortissants mauritaniens en Gironde (AERMG). Motivés, enthousiastes et épanouis, ils ont tous été animés par la richesse des valeurs culturelles de leur pays : la Mauritanie.

Loin d’être pris par des injonctions contradictoires de leur société d’accueil, étudiants et familles mauritaniens ont exprimé leur pluralité culturelle sur le temps de la journée. Qu’ils soient peuls, soninkés, wolofs, maures, ils ont tous été des « ténors » qui ont su faire entendre et faire voir leur patrimoine social, musical…
S’investir dans l’association pour faire rayonner notre diversité culturelle
Sans être irrésolue, Oumou Khalsoum Sall, étudiante en Psychologie a intégré l’association pour, dit-elle, contribuer à faire rayonner les cultures mauritaniennes à Bordeaux et plus largement en France.
Une opportunité pour faire la promotion de la Mauritanie
« La journée culturelle est une manifestation annuelle à perpétuer pour faire la promotion de la Mauritanie dans sa dimension sociale, géographique et culturelle », rétorque Oumou Dia, étudiante en biologie. Avec un sourire léger, complice de sa pensée, elle affirme mordicus qu’elle se considère comme une ambassadrice du patrimoine culturel de son pays. Se réunir autour des valeurs qui fondent leur identité est catalyseur d’une solidarité entre les membres de sa communauté, rajoute t-elle.
Porter en bandoulière l’effigie culturelle de son pays
Pour Mohamed Hamen, la journée est un temps de retrouvailles entre étudiants et travailleurs mauritaniens. Il s’est réjoui de l’implication des jeunes étudiants dans l’association pour assurer la relève de ses membres. Et il ne cligne pas des yeux lorsqu’il dit que c’est même un sacerdoce pour tout mauritanien vivant à l’étranger de porter en bandoulière l’effigie culturelle de son pays.

Caroline : « Je suis subjuguée par les cultures de la Mauritanie ».
Caroline, une des bordelaises venue découvrir la Mauritanie, raconte dans son témoignage sonore comment elle a été subjuguée par les cultures mauritaniennes.
L’artisanat traditionnel présenté…
L’art artisanal mauritanien était également au rendez-vous. Les membres de l’association ont, à tour de rôle, présenté aux visiteurs des objets très diverses qui rythment la vie locale traditionnelle : perles traditionnelles, chapeau traditionnel peul, ustensiles pour le thé etc.
Quid des « costumes mauritaniens »
Vêtus de leurs différents costumes traditionnels qui ne piquaient pas des hannetons, les membres de l’association se sont improvisés mannequins pour le défilé. Inspirés et créatifs, ils ont « illuminé » la salle avec des vêtements colorés et éclatants; Pari réussi pour le défilé de mode qui a mixé mode et attache identitaire.


La journée culturelle, un prétexte pour partager le culinaire mauritanien ?
Répondre par l’affirmatif serait justifié. Ramata, restauratrice sénégalo-mauritanienne, spécialisée dans la cuisine d’Afrique de l’Ouest a régalé les invités, qui pouvaient faire le choix entre différents plats : couscous, riz, viande, poulet et légumes. Même si le lait et le fromage n’étaient pas dans les assiettes des déserts, « thiakri », jus traditionnels, comme le « Bissap », ou à base de pulpe de baobab et du thé à la menthe ont fermé le voyage des saveurs mauritaniennes.
Les réseaux sociaux sont-ils les médias de demain ?
C’était le thème de la conférence modérée par Oumou Khalsoum et animée par Souleymane, responsable des activités sportives et culturelles de l’association, et Moussa, un membre du collectif Kaddu sénégalais de Bordeaux et de surcroît professionnel de la communication publique territoriale. Plusieurs questions ont été soulevées sur la relation ténue entre ces deux entités : réseaux sociaux et média. Si les atouts de cet outil ont été évoqués, ses effets pervers étaient aussi posés dans la balance des échanges.
Quelques temps forts de la journée en images
La réussite de la fête culturelle est a attribuer au dévouement des membres de l’Association des étudiants et ressortissants mauritaniens en Gironde. L’Université de Bordeaux et le CROUS, partenaires incontournables, sont aussi associés à la bonne tenue de l’événement culturel.
Source : Kaddu Sénégalais de Bordeaux (KSB).






















